St Germain Classic 2026 : la course de côte fait revivre les belles années
Les 5 et 6 septembre 2026, Saint-Germain-sur-Ille, au nord de Rennes, a replongé dans l’ambiance des grandes heures de la course de côte. Pour sa septième édition, la St Germain Classic a une nouvelle fois réuni autos, motos et side-cars historiques sur un tracé chargé d’histoire.






Ici, pas de chronomètre ni de chasse au dixième de seconde. Le principe est ailleurs : faire rouler les machines, retrouver les sensations et surtout offrir au public le spectacle de mécaniques anciennes utilisées dans leur élément naturel.





Une course de côte chargée d’histoire
La compétition automobile à Saint-Germain-sur-Ille ne date pas d’hier. La première course de côte locale remonte à 1969, sous l’impulsion du maire de l’époque, Pierre Huchet.
D’abord réservée aux automobiles, elle s’ouvre aux motos à partir de 1974 et connaît ses grandes heures au tournant des années 1980, lorsqu’elle intègre le championnat de France. La compétition officielle disparaît finalement en 2000.
Mais l’histoire n’était pas terminée.
En 2012, une équipe de passionnés décide de faire revivre l’esprit de l’épreuve sous la forme d’une montée historique. La St Germain Classic était née.










Une septième édition sous le signe de la passion
Pour cette édition 2026, la manifestation était réservée aux autos, motos et side-cars construits avant 1983.
Le samedi était principalement consacré à l’arrivée des participants, à l’installation dans le paddock et aux contrôles techniques. Une occasion idéale pour le public d’approcher les véhicules et d’échanger avec leurs propriétaires.
La journée s’est prolongée dans une ambiance particulièrement conviviale avec restauration, buvette et un concert gratuit du groupe Tasmaniac.
Mais c’est évidemment le dimanche que les moteurs ont véritablement donné de la voix.



Plein gaz sur la montée de Saint-Germain-sur-Ille
Dès le matin, les participants se sont élancés sur la célèbre côte.
La St Germain Classic n’est pas une compétition. Aucun chronométrage et aucun classement : les différentes montées sont avant tout des démonstrations permettant aux pilotes de profiter de leurs machines et au public de les voir évoluer à un rythme soutenu sur route fermée.
Et c’est probablement ce qui fait tout le charme de l’événement.
Ici, les voitures ne restent pas sagement alignées derrière des barrières. Elles démarrent, chauffent, accélèrent et font résonner leurs moteurs dans la campagne bretonne.




Alpine, Renault, Jidé… un plateau particulièrement varié
Le plateau 2026 permettait de retrouver de nombreuses machines évocatrices des grandes années du sport automobile français.
Les amateurs d’Alpine pouvaient notamment admirer plusieurs A310, dont une A310 1600 reconnaissable à sa spectaculaire face avant à six optiques, mais également des versions V6 et une configuration Groupe 4.
Renault était également particulièrement bien représenté.
Impossible de passer à côté des R8, et naturellement des incontournables R8 Gordini, véritables symboles d’une époque où de nombreux pilotes faisaient leurs premières armes avec des voitures relativement proches de la série.
Les mécaniques turbocompressées rappelaient quant à elles une autre période particulièrement enthousiasmante du sport automobile français, avec notamment une Renault 5 Turbo 2, une R5 Alpine Turbo ou encore une R5 GT Turbo.
Plus originales et beaucoup plus rares, plusieurs Jidé étaient également présentes, notamment en versions 1300 et 1600.
Des automobiles aujourd’hui rarement réunies et encore plus rarement observées en pleine action.






Autos, motos et side-cars : le spectacle dans toutes les catégories
La St Germain Classic ne se limite cependant pas aux quatre roues.
Les motos anciennes et les side-cars occupent une place importante dans l’histoire de la course de côte de Saint-Germain-sur-Ille et restent logiquement au cœur de la manifestation actuelle.
Le passage des side-cars constitue d’ailleurs toujours l’un des moments spectaculaires d’une montée historique. Pilote et passager travaillent ensemble, le « singe » déplaçant constamment son poids afin de maintenir l’attelage en équilibre dans les enchaînements.
Une discipline impressionnante qui rappelle à quel point les courses de côte constituaient autrefois un formidable terrain d’expression pour toutes les catégories du sport mécanique.








Une machine à remonter le temps
Au-delà du plateau, la réussite de la St Germain Classic tient beaucoup à son atmosphère.
Pendant un week-end, le petit village breton retrouve les bruits, les odeurs et l’effervescence des anciennes courses de côte.
Dans le paddock, les capots restent ouverts, les moteurs chauffent et les conversations tournent évidemment autour de mécanique, de compétition et de souvenirs.
Au bord de la route, les spectateurs attendent le prochain passage tandis que le son d’un moteur lancé dans la montée annonce déjà l’arrivée de la voiture suivante.
Une ambiance difficile à reproduire dans une exposition automobile traditionnelle.









Faire rouler le patrimoine automobile
Les montées historiques jouent aujourd’hui un rôle important dans la préservation de la culture automobile.
Car préserver une voiture de compétition ne consiste pas uniquement à la restaurer et à l’exposer. C’est aussi continuer à la faire rouler et à entendre son moteur, tout en permettant à une nouvelle génération de découvrir ces machines dans des conditions proches de celles pour lesquelles elles avaient été conçues.
La St Germain Classic illustre parfaitement cette philosophie.
Sans chronomètre et sans enjeu sportif, la performance laisse la place au plaisir, au spectacle et au partage.
Et lorsque Alpine, Gordini, prototypes, motos de compétition et side-cars reprennent possession de la route de Saint-Germain-sur-Ille, quelques décennies semblent soudain disparaître.




Vivement la prochaine montée !
Axel CLEMENT














