Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire

Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire

Présentez-vous : Bonjour, je m’appelle Michaël; j’ai 41 ans, marié et 4 adorables filles. Nous vivons à la campagne dans un petit village du nord de l’Oise. Je suis ingénieur chimiste; actuellement responsable qualité et manager d’un laboratoire dans l’industrie des polymères.

Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire

D’où vient cette passion pour l’automobile ? : Je ne me suis jamais vraiment posé la question de savoir d’où venait cette passion pour l’automobile. J’imagine que j’ai été conditionné à jouer aux petites voitures lorsque j’étais enfant et aussi parce que je traînais souvent dans le garage de mon oncle qui est mécanicien auto. Après, je connais peu de personnes qui sont insensibles aux voitures anciennes ou de prestige, à leur esthétique et à ce qu’elles représentent. Je pense que l’automobile fait partie intégrante de nos vies en tout cas elle fait partie de la mienne.

Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire

Racontez-nous l’histoire de votre Triumph Spitfire : Cette Triumph Spitfire 1500 a été achetée le 21 juillet 1976 dans une concession de Strasbourg. Au bout de 2 ans, son premier propriétaire l’a revendue suite à une casse moteur. On imagine facilement le mode de conduite qu’elle a pu subir pendant ses 20 000 km premiers kilomètres. Je suis aujourd’hui le quatrième et dernier propriétaire. J’ai la chance d’avoir l’historique complet du véhicule; de sa facture d’achat à son certificat de conformité en passant par les commandes de pièces durant toutes ses années. J’ai même le manuel d’utilisation du radiocassette d’époque. Je continue avec grand soin l’exercice de traçabilité de son entretien. Elle a subi une grosse restauration en 1989 (empiècement des ailes, capot…) et une mise en peinture complète. Depuis, elle a toujours été entretenue régulièrement et je m’efforce chaque année de la fiabiliser un peu plus.

Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire
Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire

Pourquoi avoir acheté une Spitfire ? : L’achat de ma Triumph s’est fait en 2001 alors que je n’avais que 23 ans. Il se peut que ce choix ait un rapport avec le fait que mes parents avaient une Triumph Spitfire MK3 dans les années 70 même si je ne l’ai jamais connue. En effet, ce n’était pas facile de caser un berceau à l’arrière… et le porte-bagage n’est pas recommandé pour un enfant … Ils ont du s’en séparer. Dans mon village, une de mes connaissances souhaitait revendre sa Triumph et m’a contacté sachant que je m’intéressais aux véhicules de collection . Je connaissais son bon état et la façon dont elle était entretenue depuis des années. J’ai donc réuni tous mes francs accumulés durant mon adolescence et me l’a suis offerte dans les jours qui ont suivi. Finalement, ce n’était pas si idiot de garder son argent de poche plutôt que de le dépenser dans des consoles de jeux ou des friandises étant plus jeune.

Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire
Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire

Parlez-nous de la conduite de cette auto, de ses qualités et de ses défauts ? : Ma Triumph Spitfire 1500 fait partie des 95 000 exemplaires produits entre 1974 et 1979. Au total, ça sera près 315 000 exemplaires de Spitfire de différents modèles (4, Mk2, MK3, MK4 et la 1500) qui seront construits jusqu’en 1984; date de l’arrêt de la marque. Ce petit roadster n’est pas une sportive même si sa ligne peut y faire penser. Sa zone de confort : les balades du week-end, cheveux au vent sur des petites routes de campagnes ou en forêt. Pas la peine de penser à faire du circuit avec, ce n’est pas dans ses gênes. Sa position de conduite ras du sol et le bruit que dégage ses doubles sorties d’échappement inox suffisent à prendre du plaisir à la conduire. Elle a tendance à vite monter dans les tours, ce qui lui donne la réputation d’une mécanique fragile. Après, comme toutes les propulsions, une conduite brutale sur route mouillée vous fera vite faire un joli travers sur la route… Concernant les pièces détachées, c’est presque trop facile à trouver et de nombreuses enseignes proposent tout ce que vous souhaitez à des prix qui restent encore raisonnables.

Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire
Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire

Quel est votre premier souvenir lié à l’automobile ? :  J’ai 2 souvenirs marquants en rapport à l’automobile: Mon premier souvenir est lié au fait d’avoir eu la chance de côtoyer il y a maintenant quelques années le propriétaire d’une magnifique Bugatti type 57 de 1936 carrossée par Henri Chapron. Ancien concessionnaire Bugatti à la fin des années 40, il a conservé dans son garage cet exemplaire durant des années pour la restaurer bien plus tard. Amoureux des automobiles, il fût l’un des plus gros concessionnaires Mercedes de la Loire Atlantique. Il possédait également une Jaguar XJS V12, deux Volvo PE1800 break de chasse, quelques 444 … et la liste n’est pas finie.

Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire

Mon second souvenir est rattaché à ma première participation à une manifestation auto. C’était en 1998 lors du cinquantième anniversaire de la 2CV. A l’époque je roulais dans une 2CV 6 Spécial de 602cc ; la voiture idéale pour commencer. Il y avait plus de 3000 véhicules sur le site proche de Versailles ; nous avions fait un convoi dans Paris et avions ensuite testé l’anneau du mythique circuit de Montlhéry. Pour une première, j’étais comblé et découvrais vraiment ce qu’était le monde de la collection. Je l’ai revendu à un pote qui, quelques années plus tard, l’a modifiée pour faire des rallyes raid au Maghreb.

Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire

La voiture qui vous faisait rêver dans votre jeunesse ? : La voiture qui me fait toujours rêver aujourd’hui est la Jaguar type E. Je veux bien tomber dans le cliché de l’élégance et du raffinement à l’anglaise pour cette voiture. J’ai toujours trouvé ce modèle magnifique et j’irai même jusqu’à dire que les propriétaires sont très souvent à la hauteur de leur véhicule. J’adore ce côté dandy chic anglais, toujours sérieux mais un brin espiègle. Je crois qu’avec l’expérience on peut assez souvent déterminer le comportement de quelqu’un à son véhicule. Dis-moi ce que tu conduis et je te dirai qui tu es… J’avoue aussi qu’aujourd’hui, je me laisserais bien tenter par une américaine type Mustang 69, Chevelle 70, Camaro Z28 ou SS de 68 ; mais là, nous sommes dans un tout autre registre. 

Que représente pour vous l’automobile ? : Alphonse de Lamartine disait en partie « Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? » Je pense que la réponse est oui et que l’automobile en est le bon exemple. Tous les collectionneurs sont attachés à leurs automobiles et elles font presque partie de la famille ; on peut leur donner un petit nom, on sort en famille avec pour pique-niquer, on vit des grands moments de la vie avec… bref, elles partagent notre vie. En contrepartie, nous en prenons soins et gardons en état ce patrimoine roulant. Si on ajoute « le plaisir de conduire »  le « sentiment de liberté », il n’y a presque rien à ajouter pour comprendre ce que représente automobile pour moi.

Portrait : Michaël et sa Triumph Spitfire

Quels sont vos projets ? (Achats, restaurations…).:  Je n’ai pas réellement de projet pour l’instant même si j’avoue que je reste très attentif au marché et à la possibilité de faire une place à une Mustang dans mon garage. Mes connaissances en mécanique ne sont pas assez solides pour me lancer sur un projet de restauration conséquent même si l’envie est là. Je reste très satisfait de ma petite Spitfire et prend vraiment plaisir à la conduire dès que je le peux.

 Quelle est la voiture de vos rêves ? : La liste pourrait être longue et il faut se décider ; alors, je dirai la Shelby Cobra 427, la Mustang GT500 de 1967, la Ferrari 250 GT Spyder California, la Bugatti type 35. Après, il y a tellement de merveilles dans l’histoire de l’automobile que c’est assez difficile d’y répondre. Chaque auto est un marqueur de la société ; l’extravagance des grosses américaines d’après guerre, le design fou des italiennes, le charme des populaires françaises. On comprend mieux dans quel monde on vit à travers l’automobile. 

Est-ce qu’il y a un événement auto qui vous fait rêver en particulier ? :Cela fait maintenant 20 ans que je roule en ancienne et j’ai participé à pas mal d’événements auto ; les rassemblements du dimanche matin avec 10 voitures en décembre et sous la pluie en passant par les incontournables où l’on compte en centaines voire milliers de participants. Ce qui est important à mes yeux est avec qui ont le fait ; c’est un moment de partage où l’on revoit nos copains, où l’on se fait accompagner des gens qui comptent pour nous. Je me laisserai tout de même tenter dans quelques temps par un séjour en Angleterre (type Goodwood Revival) et par un rallye touristique en montage (Alpes françaises et/ou italiennes). Et pourquoi pas suivre un événement comme le Tour Auto pour y faire des photos.

 Quelles sont vos autres passions ? : Mes autres passions sont la photographie et l’infographie. C’est un réel besoin de photographier et ceux qui me connaissent bien me voient rarement sans mon appareil en main ; c’est un indicateur de comment je me sens. Après, je suis curieux par nature et aime apprendre de tout (l’art, l’histoire, la visite de musées, la seconde guerre mondiale…).

Photo Michaël Gosset

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