Jacques Pelletier fait son cinéma
Dans un décor des années 50/60, Jacques est en train de faire le plein de son Austin-Healey Sprite, en utilisant une pompe à essence d’époque. Pour la petite histoire, la figurine de James Dean lui a été offerte par un spectateur, fan de son cinéma. Quant à l'Austin-Healey Sprite, surnommée aussi « Frogeye », c'est sa « chouchoute » qu’il utilise tous les jours !

Insolite : Jacques Pelletier fait son cinéma

Construire son cinéma, quelle drôle d’idée ! C’est pourtant le défi que s’est lancé Jacques Pelletier, passionné des années 50-60 et collectionneurs d’automobiles anglaises.

Jacques Pelletier fait son cinéma
Dans un décor des années 50/60, Jacques est en train de faire le plein de son Austin-Healey Sprite, en utilisant une pompe à essence d’époque. Pour la petite histoire, la figurine de James Dean lui a été offerte par un spectateur, fan de son cinéma. Quant à l’Austin-Healey Sprite, surnommée aussi « Frogeye », c’est sa « chouchoute » qu’il utilise tous les jours !

Texte Bertrand Viet – Photos Cyril de Plater

« Dans mon enfance, tous les dimanches, j’allais au cinéma « Majestic » de Lagny-sur-Marne, assister aux séances de 14h et 17h. C’était l’époque des « Western » et des films de corsaires » se rappelle Jacques Pelletier. Mais un film a marqué la jeunesse de ce passionné : les « Tricheurs » dans lequel jouaient Pascale Petit, Laurent Terzieff et Jacques Charrier. « Ceux de ma génération l’avaient vu tous quatre ou cinq fois, c’était la première fois que la jeunesse brisait un peu ses chaînes dans un film » précise-t’il en ajoutant que certains maires avaient même interdit la projection de ce film, jugé subversif. Mais, à la fin des années 60, le « Majestic » sera remplacé par un immeuble, les grands cinémas des alentours (Chessy-DisneyVillage, Torcy – Marne La Vallée) ayant acquis la faveur du public…

Jacques Pelletier fait son cinéma
Dans le passé, afin d’éviter une coupure au milieu d’un film, les professionnels travaillaient avec deux projecteurs. D’une manière générale, un film moyen (de 2 heures) se compose de deux bobines. Comme à l’époque, Jacques actionne le dérouleur, positionné derrière le projecteur

Moteur !

Qu’importe, dans les années 90, notre passionné décide de se lancer un défi un peu fou : créer son propre cinéma sur son terrain. Mais, comme à l’époque, il était interdit de posséder des films, Jacques décidera de présenter ce projet comme une « remise pour autos de collection », qu’il transformera ensuite en cinéma… Motivé par cette idée irraisonnable (la plupart des cinémas privés sont construits dans un garage et sont limités à une dizaine de places…), notre cinéphile s’investira dans cette aventure en recréant l’ambiance de la salle de projection de son enfance. Ainsi les 80 sièges de celle-ci seront récupérés du « Lynx », un cinéma qui était situé à Drancy, dans les années 60. Quant au bar accueillant les spectateurs, il servait de bonbonnière dans un cinéma d’avant-guerre à Lille. « La personne qui me l’a vendu m’a simplement demandé de conserver ses couleurs d’origine car celui-ci appartenait à son grand-père » précise Jacques. Maintenant, le « Majestic » possède une jolie collection de films, des précieux sésames qui s’échangent entre collectionneurs. « Maintenant, nous ne sommes plus embêtés par l’interdiction des posséder ces films car nous sommes considérés comme collectionneurs. Pour donner un ordre d’idée des prix pratiqués dans le milieu, il faut compter environ 200 € pour un film » précise Jacques qui ajoute que ces bobines, qui pèsent 25 kg, sont des copies sauvées avant destruction. Quant aux « lourds et encombrants » appareils de projection, qui valaient autrefois jusqu’à 40 000 €/pièce, ils se négocient actuellement aux alentours de 1000 €… Notre cinéaste amateur ne tarit pas d’éloges sur la qualité d’image des films en 35 millimètres, qui bénéficient, selon-lui, d’une profondeur de champ et d’une vivacité sans égale… Autre passion de notre collectionneur : les cabriolets anglais. Parmi les exemplaires qui ont marqué sa jeunesse, on trouve une Austin-Healey 3000 Mk2, une Triumph TR3 et une Austin-Healey Sprite, sa « préférée » qu’il conduit tous les jours !

Jacques Pelletier fait son cinéma
Affichant une bouille sympathique, l’Austin-Healey Sprite a été surnommée « Frogeye » du fait de sa ressemblance avec une grenouille !
Jacques Pelletier fait son cinéma
Dans un décor des années 50/60, Jacques est en train de faire le plein de son Austin-Healey Sprite, en utilisant une pompe à essence d’époque. Pour la petite histoire, la figurine de James Dean lui a été offerte par un spectateur, fan de son cinéma. Quant à l’Austin-Healey Sprite, surnommée aussi « Frogeye », c’est sa « chouchoute » qu’il utilise tous les jours !
Jacques Pelletier fait son cinéma
: Entre le cinéma des années 50/60, incarné par l’actrice américaine Marilyn Monroe et les voitures anglaises, représentées par la marque anglaise MG, le cœur de Jacques balance…
Jacques Pelletier fait son cinéma
Emblème de « Pathé-Cinéma », le coq se retrouve plusieurs fois dans le « Majestic » !
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Jacques Pelletier fait son cinéma
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